08/04/2008

La "Lettre d'Amitié" d'avril/mai

La nouvelle "Lettre d'amitié" est parue. Nous vous en offrons ici l'éditorial.

SourireComment résister à la nature ? En ces mois d’avril et de mai particulièrement, où elle se pare de ses plus beaux atours ; s’inscrivant avec allégresse dans le sillage de ce printemps dont le symbolisme nous est tellement précieux et évident ? L’hiver enfin a cédé. La lumière s’est imposée, éclatante. Les fleurs livrent leurs couleurs et libèrent leurs parfums envoûtants. Les oiseaux chantent. Leur ballet fascine. Les beaux jours sont là, qui réjouissent le cœur et l’esprit… Tout semble soudain plus doux, plus tendre, plus léger. Et l’on se surprend à rêver d’évasion, de liberté, de découvertes… Est-on assez conscient de ce pouvoir de la nature sur nous ? Sur notre humeur ? Sur nos désirs ? Sur nos projets ? Tout, soudain, l’espace d’un printemps, modifie notre et nos perception/s. Ne se sent-on pas meilleur/e ? Avide de rencontres ? Sensible à la beauté du monde ? De ce monde qui nous entoure, qui nous appartient, à qui nous appartenons et que trop souvent nous maltraitons.On nous en parle tellement de notre belle planète souillée, maltraitée, exploitée, vidée de sa substance au nom, trop souvent d’une économie triomphante qui n’enrichit que quelques « privilégiés ». Notre propos n’est pas d’entretenir ici un débat sur ce « monde qui va mal », sur « l’égoïsme forcené » de quelques-uns. Nous souhaitons seulement attirer l’attention sur toute cette beauté qui nous est offerte, gratuitement, spontanément par cette nature que nous oublions trop souvent de regarder. Point n’est besoin pour ce d’aller bien loin. Il est toujours un arbre à portée de pas qui nous interpelle, qui nous invite à nous interroger sur le sens de la vie, sur cette vie qui renaît sans cesse et affirme sa victoire sur la mort. Plus que merveilles à savourer sans compter, la nature est un livre ouvert qui nous dévoile des pages écrites par des milliers de femmes et d’hommes, bien avant nous ; qui nous ouvre des pages vierges à remplir de nos observations, de nos doutes, de nos interrogations, de nos peurs, de nos détresses, de nos souffrances, de nos angoisses… De nos joies et de nos espérances aussi. Il n’est pas de meilleur médecin que cette nature humble ou triomphante qui nous révèle sa force chaque jour. Avez-vous regardé un bâtiment en ruines ? Avez-vous remarqué cette petite fleur qui s’insinue entre deux pierres ? L’environnement défavorisé ne l’empêche en rien d’éclore et de donner le meilleur d’elle-même. Pensez-vous au miracle de la minuscule semence qui germe et donne naissance à une merveille ? Vous arrêtez-vous avec admiration devant cette vie éphémère sans doute mais si forte qui ressurgit chaque année ? Sentez-vous la force des arbres ? Etes-vous sensibles à tout ce qu’ils sont, au « message » de vie qu’ils délivrent ? La nature est sans doute la plus vive et la plus authentique des enseignantes. Elle nous offre tout au long de l’année, des années, un spectacle étourdissant et énergisant. Elle nous dit les bienfaits de l’observation sensible, de la méditation, du retour au regard vrai. Elle nous prend par la main pour nous inviter au lâcher prise, nous dire la force de la vie, de la beauté, du moment présent vécu pleinement, en toute conscience. Offrons-lui notre respect en nous refusant à la salir, à l’abîmer, à la martyriser. Offrons-lui notre amour. Elle nous le rendra au centuple. Bon printemps !Clin d'oeil                                                                          Anne-Marie, Chantal, Elisabeth, Gisèle, Paulette 
  SolAm    Vaincre la Solitude par la Solidarité et l’Amitié 
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06:23 Écrit par Catherine Peyrac dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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