27/07/2008

La Lettre d'Amitié n°25 est parue!

Nous sommes heureuses de vous offrir l'Edito de la nouvelle Lettre d'Amitié. Vingt-cinquième du nom, elle marque aussi le quatrième anniversaire de SolAm. Mais nous aurons l'occasion d'en reparler. Bonne lecture.!

 Vacances... Etre en vacance(s)... .Se rendre, être vacant... Se rendre, être ouvert, disponible... Libre ! Nous avons déjà, direz-vous, développé ce thème. Certes. Mais nous voulons aujourd'hui l'aborder par un autre biais. L'approfondir en empruntant une direction quelque peu différente. Pour peu que l'on accepte de jeter un regard neuf ou autre sur cette période qui nous est donnée en ce moment précis de l'année, même si nos ressources économiques personnelles ou notre situation familiale - nous pensons notamment à celles et à ceux qui sont enfermés dans une certaine solitude, voire une solitude certaine - ne nous permettent pas de nous évader vers des horizons lointains et forcément ensoleillés, il est une rencontre passionnante que l'on peut tenter. Celle qui nous mène à faire plus ample connaissance avec nous-même. Celle qui nous invite à découvrir nos vrais besoins, nos aspirations profondes. Si nous grattons quelque peu cette couche superficielle qui fait de nous des êtres jetés dans un monde dur, au sein duquel il faut sans cesse s'imposer en répondant à des critères de dynamisme à tout crin,  de jeunesse, de revenus... confortables qui nous offrent une place dans une société qui apparaît souvent sans pitié, nous découvrirons en nous des ressources infinies de désirs d'humanité, de solidarité, d'attention à l'autre et aux autres. Du désir d'exister vraiment au-delà des apparences et de poncifs imposés. Du désir d'être, tout simplement.

Facile à dire, objecterez-vous peut-être. Croyez-vous que nous ayons le temps de nous attarder sur ces réflexions idéalistes galvaudées et naïves ? Croyez-vous que c'est ainsi que nous jouirons de tout ce que ce siècle met à la disposition de ceux qui ont les moyens de posséder ? Adage bien connu... Si l'            argent ne fait pas le bonheur, il y contribue largement. Pourquoi donc se complaire dans des « rêves » de société idéale où la prospérité, l'abondance, la joie de vivre et l'altruisme sont partagés ? Il faut s'adapter et suivre le courant !

Chacun est certes libre de ses choix. Il ne nous appartient ni de conseiller ni de juger. Nous voulons seulement suggérer un temps de « retrait », de vacance, d'un quotidien au rythme infernal pour se pencher sur l'essentiel. Sur ce qui donne un sens à notre existence.

Vous souvenez-vous de ces personnes âgées, trop faibles et trop ignorées, mortes dans l'oubli le plus total lors de la canicule ? Avez-vous vu ou lu cette information qui décrit la mort d'une femme dans la salle des urgences d'un hôpital américain ? Elle s'écroule et décède sous le regard indifférent de ceux qui comme elle attendent la visite médicale. Pis, sous l'œil indifférent de gardiens, d'infirmiers et même d'un médecin. Avez-vous conscience de ces animaux  qui nous ont offert leur confiance et leur amour et que l'on jette sans un regard en forêt, d'un pont ou le long d'une autoroute ? Vous arrive-t-il de penser à ce voisin, à cette voisine qui aurait besoin d'aide ne fût-ce que pour une course alimentaire ?

Vous voulez nous culpabiliser nous rétorquerez-vous. Les médias le font chaque jour. Nous ne pouvons supporter toute la misère du monde... C'est vrai. Nul ne peut à lui seul porter le poids des injustices, des lâchetés, des oublis volontaires ou non. Mais il est des choses infimes mais précieuses que nous pouvons faire.

Sourire. Ceci ne coûte rien mais peut illuminer l'instant et même la journée. Souvenez-vous de ce jour où tout vous semblait morose et où des lèvres inconnues ont dessiné un sourire rien qu'à votre intention.

Ecrire. Nierez-vous le plaisir qu'il y a à recevoir une lettre ou une carte couverte de quelques phrases personnalisées ?

 Dire. C'est si simple et si difficile. Dire à un ami, à un parent combien on l'apprécie, combien on l'aime. Que ces mots parfois ont difficultés à être prononcés ! Mais quelle joie ils apportent à qui les reçoit et à qui les dit.

Agir. En donnant un coup de fil. En proposant un service de proximité comme promener le chien, nourrir le chat, relever le courrier... le temps d'une maladie ou d'un séjour de vacances. En s'inquiétant de celle ou de celui que l'on n'a plus vu ou entendu depuis un certain temps. Plus, - et je pense ici à des amis qui viennent de vivre pareille expérience -, tendre la main à des voisins solitaires, atteints par l'âge et l'abandon, les aider à être pris en charge et même, pour l'un d'eux, à passer de l'autre côté, accompagné par une présence affectueuse.

Cela s'appelle assurer un lien, LE lien. Cela s'appelle aussi dire non à l'indifférence qui fait mal et, parfois, tue. Tout geste, même le plus modeste, a son importance, son sens. Ne l'oublions jamais

Cette démarche rejoint aussi la définition même de SolAm. 

            Anne-Marie, Chantal, Elisabeth, Gisèle, Paulette.

 

 

             SolAm  Ensemble contre la Solitude par la Solidarité et l'Amitié

 

14:09 Écrit par Catherine Peyrac dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.