28/03/2009

La nouvelle "Lettre d'Amitié" est parue!

Comme il est de tradition désormais, nous vous offrons l'éditorial de la nouvelle Lettre d'Amitié. Bonne lecture!

   

                          Sourire Bien sûr, on en parle. Beaucoup même. Comment pourrait-il en être autrement puisque nous sommes tous concernés. Il y a le réchauffement climatique, dont on nous entretient depuis longtemps. La menace se précise, chaque jour davantage. Agit-on assez ? Il ne nous appartient pas ici d'entrer dans le vif du débat, mais nous voulons simplement mettre en exergue de petites phrases - assassines et, surtout, dépourvues d'engagement - que nous entendons régulièrement : Faire attention, je veux bien, mais que les politiques et les riches nous montrent l'exemple ! Je m'y mettrai quand d'autres le feront ! Et souvent, on en reste là, certain d'avoir raison et de ne pas être né « pour donner l'exemple ». Il y a aussi la crise. Elle se manifeste chaque jour davantage. Fermetures d'entreprises, chômage, précarité, épargne perdue ou réduite à rien, ou presque... Nous entendons ou voyons chaque jour, via une presse - trop ?! - alarmiste, des signes de ce qui s'installe chez nous de manière de plus en plus aiguë. Ceci implique-t-il qu'il faille baisser les bras ? S'enfermer dans une déprime qui, dopée par la sinistrose, risque de se transformer bientôt en vraie dépression ? Ne serait-il pas davantage opportun de poser un regard interrogateur et positif sur ce qui aujourd'hui agite et bouleverse notre société ? Une société qui avait choisi de privilégier l'économie et la finance, de vouloir éperdument posséder, de s'enfermer dans le faire pour avoir en ne laissant plus guère, ou si peu, de place à l'infini bonheur d'être... Etre bien en compagnie d'amis, être heureux à l'idée de contempler la nature, de sentir celle-ci s'éveiller à l'appel du printemps, être sensible au partage d'un repas simple mais succulent, partagé  avec des amis qui ne courent pas sans cesse après le temps... Prendre le temps de vivre enfin, de respirer, de sentir... Tout ce que généralement on se promet de garder pour une retraite qui ne viendra peut-être jamais... Car la vie parfois emprunte des détours auxquels on ne s'attendait pas. Un accident, un incident majeur, un décès et tout est compromis... Y pense-t-on dans cette fureur de consommation à laquelle la plupart d'entre nous avons cédé avec enthousiasme ou inconscience, croyant que jamais nous ne devrions réviser nos certitudes.Sourire

                          La crise a ceci de bon, de passionnant même, qu'elle nous  convie soudain à revoir notre mode de fonctionnement, à rétablir un équilibre entre sensibilité vraie et avidité, entre avoir et être. C'est le moment sans doute de prendre le temps... de se donner le temps de vivre l'instant présent, d'en prendre toute la mesure. De se rappeler que celles et ceux que nous aimons ne sont pas éternels et que leur sourire, même s'il continuera à vivre en nous, peut s'éteindre en quelques instants. De reprendre contact avec cette nature tellement riche qui nous entoure et que nous avons trop souvent négligée, pillée, salie. C'est l'heure de renouer avec notre créativité. Avec tout ce qui peut nous aider à devenir des femmes et des hommes libérés voire libres, responsables et non plus dépendants, solidaires aussi... Tout un programme ! Que l'on peut aborder chacune et chacun à son rythme propre. Mais accepter l'idée d'un regard différent amorce déjà tout un processus de régénérescence. La créativité, outre qu'elle nous permet de nous exprimer - et peu importe ici le domaine - nous offre de merveilleuses occasions de renouer avec notre estime de soi parfois malmenée. Autre chose encore, offrons-nous un plaisir simple : le sourire. Il ouvre les portes et réjouit le cœur. Peur de l'appliquer ? De se sentir rejeté ? L'essentiel est de l'offrir et de regarder... Ce sourire, généralement nous est rendu au centuple et nous incite à le propager chaque jour davantage. Prenons aussi le temps de dire à nos proches, parents, amis... combien nous les aimons. Des mots tout simples qui ont bien des difficultés à franchir nos lèvres et qui sont si doux à qui les dit et à qui les reçoit.  Sourire

Anne-Marie, Chantal, Elisabeth, Gisèle, Paulette.          

09:43 Écrit par Catherine Peyrac dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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