04/05/2009

Buxelles et Liège ensemble pour le Grand Curtius

Premier dimanche de mai. Le temps est disons... moyen. Mais il ne pleut pas. A Bruxelles, des amies de SolAm rejoignent Paulette. Destination Liège où, début d'après-midi, nous retrouverons des membres de la Cité ardente pour faire connaissance avec le Grand Curtius qui depuis près de deux mois s'offre une vie nouvelle. D'ores et déjà, nous nous réjouissons de parcourir ses salles tant il a été spécifié que ce musée est sans conteste l'un des plus beaux que l'on peut rencontrer en Belgique.

Route calme, sans problème. Peu avant 11h, nous abordons la descente vers la ville. Et là, tout se corse. Des dizaines de voitures ont envahi les rues, se dirigeant vers la Meuse... On roule au pas, selon l'expression consacrée. Que se passe-il ? Le marché - ô combien célèbre et fréquenté - de La Batte.*Je crois que je vais accuser un retard certain, confie Paulette aux amies qui l'accompagnent. Il y a en effet une réunion de travail programmée chez Gisèle, réunion au cours de laquelle est évoquée la vie de l'association, les projets, les thèmes qui seront développés...

Une demi-heure plus tard environ, non loin du pont Saint-Léonard, nous trouvons  un parking miraculeusement libéré quelques secondes auparavant. Nouds nous y engouffrons avec une évidente satisfaction, traversons le pont et aboutissons en Féronstrée, non loin du Curtius. C'est  là que nous nous séparons. Paulette se dirige vers le lieu de la réunion fixée et Betty, Cécile et Brigitte partent à la découverte de Liège et de ses trésors. Rendez-vous à 14h30  dans le hall du musée.

La réunion se vit dans la bonne humeur et l'amitié. Plusieurs événements futurs sont passés en revue, dont fin juin, la participation de SolAm à Evere en Fête. Pour la prochaine Lettre d'Amitié est retenu le thème du sourire. On se laisse gagner par la joie de vivre pleinement l'association et d'envisager des lendemains qui réuniront les membres. On parle aussi de ce que l'on peut faire plus particulièrement pour des personnes en souffrance : un mot, un appel... bref un soutien offert dans des circonstances difficiles. On signe des cartes d'anniversaire. Et le temps file. Il est temps de rejoindre les amies et ami qui nous attendent à l'entrée du musée.

Plaisir des retrouvailles. Tu es là ! C'est formidable. On est si heureux d'accueillir Bruxelles à Liège. Que nous avez-vous préparé ?

Quelque temps après, on se dirige vers la caisse. Pour le musée proprement dit, premier dimanche du mois oblige, l'entrée au musée est gratuite. Quelques amies choisissent de découvrir avant tout l'exposition  De demain à Delvaux  présentée jusqu'au 28 juin. Très belle exposition, choix judicieux des œuvres dont certaines sont présentées au public pour la première fois et espace muséal idéalement occupé. On se plonge avec bonheur dans l'univers de l'artiste belge voici près de quinze ans déjà. Les trains, les gares, les trams... ravivent des souvenirs. Face à la Nuit de Noël, on perçoit, on ressent le sentiment de solitude -L'homme est toujours seul dans certaines circonstances. Au début, quand j'étais jeune peintre, j'étais entouré de gens qui ne me comprenaient pas. On se sent seul, lit-on sur un panneau. Adéquation  de l'homme et de ce que le talent de l'artiste exprime. Ailleurs, on retrouve le personnage d'Otto Lidenbrock, ce savant typé, étrange, surgi  du Voyage au centre de la de Jules Verne. Et puis, les femmes de Delvaux, blanches, hiératiques, belles, froides, impénétrables... Dessins, documents, photos sollicitent l'attention ... Nous sortons de cette exposition ravies de l'avoir parcourue, et ce même s'il nous a souvent été donné de fréquenter l'œuvre de Delvaux. Peut-être SolAm proposera-t-elle un jour une visite à Saint-Idesbald.

Il  reste du temps pour découvrir des salles du Grand Curtius. Splendeur des trésors d'un art mosan qui a laissé des merveilles. Sculptures en bois, en pierre, peintures, dessins, monnaies, tapisseries, bijoux, mobilier, verres, armes... Il est tant de choses à voir. Plus de 5.200 pièces, réparties en parcours thématique et chronologique... Impossible de tout regarder avec la même attention. Un constat s'impose : ce musée mérite une ou plusieurs autres visites. On y pensera très sérieusement.

Un partage animé et joyeux réunit le groupe à la cafétéria. Chantal pense à acheter quelques cartes pour une amie qui n'a pu venir. Et même si on se sent bien ensemble, le temps vient de se séparer. On s'embrasse. On se dit à bientôt, pour de nouvelles aventures avec une association que l'on se dit heureux de connaître et de vivre.

 

* Batte, digue, quai. Le marché, très populaire et fréquenté, a lieu les dimanches, de 8h à 14h. Ses origines remonteraient au 16è siècle.                  

19:29 Écrit par Catherine Peyrac dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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