27/09/2009

Notre nouvelle Lettre d'Amitié est parue!

SourirePour nous, c'est toujours une sorte d'événement. L'aboutissement de réunions, de rencontres, de choix, de décisions... D'un enthousiasme jamais démenti. Notre nouvelle Lettre d'Amitié est parue et envoyée aux membres de SolAm. Comme à chaque fois, nous vous offrons l'éditorial de notre bimestriel. Le trente-deuxième numéro déjà. Ce qui signifie que nous avons fêté notre cinquième anniversaire. Discrètement, sans doute. Mais c'est pour mieux rebondir car cet anniversaire, nous le célèbrerons dignement le 20 mars prochain. Avec un programme qui, nous l'espérons, réjouira les membres de l'association et de celles et de ceux qui, à cette occasion, voudront bien se joindre à elles/eux. Et ce sera pour nous, une bien agréable façon de saluer l'arrivée du printemps!Sourire

Mais voici l'éditorial promis.

       Si on nous avait dit que Josiane Balasko pourrait nous émouvoir à ce point... Avez-vous vu Le hérisson ? Si ce n'est pas le cas, précipitez-vous et voyez ce film qui dit s'inspirer librement du livre de Muriel Barbery, L'élégance du Hérisson, livre qui a connu un véritable triomphe. Dans la présente rubrique, il ne nous appartient pas de parler explicitement ni du film ni du livre... Mais aujourd'hui, nous ressentons que nous ne pouvons passer sous silence un des thèmes qui saute aux yeux et au cœur... Comment peut-on ne pas voir, ne pas regarder, l'autre ? Comment peut-on l'ignorer ? Faire comme si, tout simplement, il était transparent ? Voire inexistant ?

       Vaste question qui interpelle ! Et qui sans doute éveille questions et réponses en chacun d'entre nous. Plongeons-nous, quelques instants, et avec le plus d'authenticité possible, dans nos univers les plus proches, celui de la famille, celui des voisins. Ne nous arrive-t-il pas, d'être surpris par la réaction de quelqu'un que nous côtoyons régulièrement ?  N'avons-nous pas, parfois, l'impression de découvrir une personne qui, pourtant, fait partie de notre quotidien ? Ne nous arrive-t-il pas de dire ou de penser, à propos d'un voisin, j'ignorais le rôle qu'il avait joué dans telle circonstance, je ne savais pas qu'il était aussi généreux de son temps... Il était tellement discret, effacé... Parfois, on se surprend à penser : on ne le voyait pas...L'imparfait qui jaillit lorsque quelqu'un s'en est allé et qu'on s'aperçoit qu'on est passé à côté de quelque chose d'important, d'essentiel peut-être !

       Il eût suffi de si peu pour nouer un lien. Un sourire, un bonjour, quelques mots... Mais nous sommes, toutes et tous, souvent trop confinés dans nos à priori, nos peurs, nos indifférences, nos activités tellement débordantes qu'elles ne laissent plus de place à la vraie communication, celle qui se vit dans les gestes, les paroles, le regard. Celle qui donne et reçoit.

       Et l'autre ? L'autre que l'on néglige, que l'on ne voit pas ? Que l'on ne regarde même pas ? Que ressent-il ? Y pensons-nous ? Non, bien sûr ! Si ce n'est après, s'il y a eu prise de conscience... Sait-on, se dit-on, que ne pas voir quelqu'un, le voir en tant qu'être vivant, c'est le condamner à une sorte de mort ? C'est l'exclure de la société, de la fraternité des êtres, de la vie. Nous avons tous en mémoire ces faits-divers qui nous émeuvent le temps de les lire : Elle est morte seule, chez elle. Le facteur s'est inquiété de toujours voir le courrier débordant de la boîte ... Et on s'interroge, on s'indigne. Elle avait pourtant des enfants ! Qu'ont-ils fait ? Pourquoi ne venaient-ils pas la voir ? Mais si cette personne, pour nous, avait eu quelque peu une existence réelle, n'aurait-elle pas trouvé à qui s'adresser dans des moments de détresse, de défaillance, de solitude... Ne fût-ce qu'en échangeant quelques... banalités ? Ceci ne nous évoque-t-il pas aussi la canicule qui a sévi un été pas tellement lointain et qui a fait des dizaines de victimes devenues... anonymes  le temps des vacances... ou davantage?

      Les exemples d'indifférence abondent, nous le savons au fond de nous. Et il n'est pas question ici de vous, de nous, inciter à la culpabilité. Nous savons que nous ne pouvons supporter toute la souffrance du monde. Mais nous pouvons mettre un sourire, un mot amical, un geste... dans le quotidien ignoré de ceux que nous croisons sur notre route. C'est peu ? C'est parfois beaucoup. Nous le savons bien, nous qui avons choisi de rejoindre SolAm, combien de petites choses peuvent faire plaisir, toucher, émouvoir, revigorer. Nous savons combien solitude et indifférence peuvent nous anéantir. La chaleur, l'amitié que nous trouvons et partageons lors de nos rencontres nous accompagnent, nous habitent pendant des jours. Le souvenir d'une main qui serre un peu notre bras et nous dit n'hésite pas à m'appeler ou à faire appel à moi nous donne une certitude nouvelle. Nous existons. Nous comptons pour quelqu'un. Et ceci, nous incite à continuer et à nous ouvrir davantage aux autres. A transmettre aussi cette joie d'amitié qui est la nôtre. Quel cadeau alors nous offrons et nous nous offrons !

Anne-Marie, Chantal, Elisabeth, Gisèle, Paulette

 

05:57 Écrit par Catherine Peyrac dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Soyons curieux, nous ne le regretterons pas.

Écrit par : pierre | 27/09/2009

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