09/11/2009

La beautré du mot "Merci"!

Des journées bien chargées et une coupure intempestive nous isolant d'Internet nous ont amenées à négliger quelque peu notre blog. Mais tout va bien et SolAm glisse doucement vers deux rencontres heureuses: le traditionnel Buffet de Noël et la célébration de son cinquième anniversaire. De beaux moments en perspective qui ne ferons, nous en sommes certaineds, que renforcer les liens entre les membres: pour des moments particuliers, les différentes régions aiment en effet à se rassembler, à se retrouver. Et ce n'est jamais triste!

En attendant, nous vous proposons deux textes parus dans la dernière Lettre d'Amitié, deux textes qui soulignent l'importance d'un mot si simple mais trop souvent oublié, négligé... Merci. Merci, c'est ce que nous vous disons. Merci de nous lire. Et n'oubliez pas que s'il vous plaît de réagir à un de nos thèmes,d'apporter votre propre contribution, il suffit de cliquer sur "commentaires"... Belles journées à toutes et à tous.

 

Un mot oublié...               

                                  Il s'agit d'un mot tout simple : « Merci ». Un mot qui mine de rien, joue un rôle important dans la qualité de nos échanges sociaux. Un mot, cependant, que, trop souvent on oublie de prononcer. Et pourtant ce ne sont que deux petites syllabes, mais certains semblent en avoir perdu l'habitude et l'usage. Deux petites syllabes qui font tant plaisir à celui à qui elles sont destinées. Ce sont, non seulement preuve de courtoisie, mais aussi reconnaissance. Il n'est pas indispensable, pour les formuler, d'attendre que soit accompli, à notre égard, un geste de bienveillance tellement remarquable que nous ne puissions, décemment, ne pas marquer notre gratitude !

                Je me souviens, dans mon enfance, lorsque nous terminions le repas nous chantions, soit pour Maman, soit pour Boy (car j'ai grandi au Congo) - merci pour ce repas, merci pour le travail, merci ! 

Car il existe, dans la vie quotidienne, de très nombreuses occasions de dire ce simple petit mot 'merci'. Chacun de nous peut en découvrir plusieurs ! Une voisine qui accepte de relever notre courrier pendant notre absence. Un collègue qui nous rend service. Une amie qui nous appelle régulièrement pour prendre de nos nouvelles. Un membre de la famille qui se propose pour nous dépanner en cas de nécessité. Une personne aimable qui nous tient la porte de l'ascenseur. Une connaissance qui nous fait un cadeau d'anniversaire... etc... etc... Nous avons ainsi au cours de la journée de multiples circonstances d'utiliser ce petit mot si simple.

                Dans le bus lorsque j'arrive à l'arrêt et que je dois déranger la personne assise à côté de moi, je la remercie de se déranger et en quittant la véhicule je lui souhaite, avec le sourire, une bonne journée ou soirée. Cela ne me coûte rien et fait plaisir à celui qui le reçoit. Parfois, je peux même, parfois, remplacer ce merci oral par un petit mot transmis par lettre ou par téléphone.

                C'est si facile mais combien encore, trop nombreux, oublient, remettent au lendemain et finalement n'y pensent plus. Nous oublions... mais, si d'autres oublient de me remercier moi, je sens froissée, vexée, frustrée... Savoir dire 'merci' devrait être spontané sur nos lèvres !

                Que la vie en serait, alors, embellie !

                Merci de m'avoir lu...

                                                                                                                                                             Gisèle de Liège

 

C'est un petit mot tout simple

Mais qui pèse lourd

Si mes lèvres l'expriment avec douceur,

C'est qu'il prend naissance au fond de mon cœur

Un grand Merci, un petit Merci

Peu importe sa taille

Il n'a pas de dimension,

Que ce soit dans la joie ou la tristesse

C'est un signe de reconnaissance

Qui ne connaît pas l'indifférence.

Merci !

 

 

 

Un petit mot qui fait du bien quand on le prononce,

Un petit mot qui fait du bien quand on le reçoit.

Un petit mot gracieux qui calme et qui réjouit.

Merci ! Merci !

Merci de m'avoir permis de te dire,

De nous dire :

 Merci ! 

 Auteur inconnu

 

 Quand un simple mot devient soleil de vie 

                                                 Il est un peu plus de cinq heures... Le jour déjà proche laisse percevoir ses premières lueurs. L'air est doux en ce moment encore épargné par ce soleil généreux et chaud, très chaud de ce début juillet. Tout semble calme, si calme. Moment propice à la méditation, à l'écoute de ce qui bat. Seul le chant des oiseaux traverse le silence. Un chant mélodieux, joyeux dirais-je... Un  chant qui m'émeut dans sa simplicité et son authenticité spontanée. Je me sens bien. En accord avec ce monde vaste et beau qui, en ce moment, ne me semble pas encore atteint par tout ce qui le bouleverse, le dévaste, le salit, le trahit... Ce moment, où le recueillement et l'émerveillement l'emportent sur toute autre pensée, je veux le prolonger. J'ai envie de me le garder précieusement en moi, pour m'y replonger aux jours moins...glorieux. Et là, monte en moi un seul mot : merci. Merci la vie. Merci de m'offrir cet instant de beauté, d'harmonie et de plénitude. Merci de me permettre de l'apprécier. Merci de tout ce dont je jouis, aujourd'hui et maintenant. Merci de pouvoir m'en rendre compte...

Te voilà soudain bien lyrique me diront certains. D'autres me targueront de naïveté, voire d'inconscience. D'autres comprendront et partageront leurs propres rencontres d'éblouissement et de gratitude. Gratitude, le mot est posé. Il questionne. Il me questionne. Que de fois ne nous arrive-t-il pas de râler parce que rien ne va ! Trop de pollution. Trop d'informations négatives. Trop de factures. Trop de circulation. Trop de... Je vous laisse le loisir de compléter cette liste qui, en fait, n'a pas de fin...

Toutes et tous, nous passons par ces phases de découragement, de revendication, de hargne, d'intolérance, de colère... Mais interrogeons-nous ? Tout va-t-il si mal pour nous en ce moment présent ? Sommes-nous vraiment à plaindre - par nous-même d'abord, en faisant du pauvre de moi - alors que ceux que  nous aimons sont en bonne santé, que nous avons la chance d'avoir un toit, de pouvoir bénéficier de soins de qualité quand le besoin s'en fait sentir, d'avoir de quoi nous nourrir, nous vêtir, nous gâter aussi de temps en temps? Devons-nous nous plaindre de solitude alors qu'il suffirait de passer un coup de fil pour bavarder avec une amie, d'ouvrir un bon livre ou de décider de voir un film ou d'assister à un bon spectacle ? Parfois, je me dis que nous avons  perdu une vraie notion de l'essentiel, de ce qui peut nous faire vibrer et nous dire que la vie, malgré les peines et les difficultés qui la traversent, est un cadeau. Un cadeau à saisir à pleines mains, à plein cœur.

Cette vie, elle  file, plus vite même qu'on ne le voudrait. Ceci me fait penser aux anniversaires ; encore un an de plus entend-t-on souvent, je ne supporte pas qu'on me le fête ! Et si nous posions un autre regard sur cette date ? Je me souviens d'une conférence de Colette Nys-Mazure qui, abordant ce thème, disait qu'un anniversaire pouvait aussi être l'occasion de remercier pour la belle année vécue. Vu sous cet angle, une date prend une dimension différente. Et puis, n'est-il pas agréable de recevoir des cartes nous invitant à lire des vœux tous plus chaleureux les uns que les autres ? De voir des amis se présenter chez vous avec un bouquet, des chocolats ou un petit présent ? La belle affaire objecteront certains ! Si on ne pense qu'à vous à un moment précis... Et puis, on se sent obligé de réciproquer... Voilà comment on peut se gâcher un instant de joie ! Alors qu'il suffirait de dire tout simplement merci. En sachant que jamais on n'est obligé de réciproquer et que si on décide de le faire, que ce soit avec le désir de prendre plaisir à choisir une jolie carte et à y poser quelques mots adaptés...

Bonheur d'offrir sans attente, pour le seul plaisir... de faire plaisir!

Tout cela est trop beau, trop simple ! Peut-être... Et pourtant. Pour en arriver à penser ainsi et à pouvoir jouir des bonheurs du quotidien, j'ai dû accepter de me remettre en question, de changer mon attitude, mon regard... Accepter, le maître mot ! Accepter aussi que des années de souffrance, de deuils n'auraient pas raison de la vie, de ma vie... Et si un jour le ciel se fait plus gris, j'aime à me replonger dans un de ces matins magiques* pareil à celui que j'évoquais plus haut. Et l'éclaircie ne tarde pas. Si vous doutez, essayez... Et n'hésitez pas à vous dire merci de ce voyage simple et merveilleux qui ouvre bien des portes. C'est aussi le sourire du cœur. Celui-là ne laisse personne indifférent.

Catherine Peyrac

        

06:54 Écrit par Catherine Peyrac dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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