11/06/2010

Et si on reparlait de solidarité...

SolAm veille à aider celles et ceux qui la rejoignent à lutter contre la solitude par l'amitié et la solidarité. Nous avons vouku consacrer une page entière à évoquer à nouveau cette dernioère. Il arrive, en effet, que l'on ait tendance à négliger quelque peu cette solidarité même si on connaît son importance; nous vous livrons ici le fruit de notre réflexion. A le fin de l'article, nous invitons nos membres à nous dire quels sont les gestes de solidarité qu'ils posent dans leur vie. Point n'est besoin d'actions d'éclat. Il est des gestes, des mots quotidiens qui offrent des élans de sympathie et sont des rayons de lumière pour qui les reçoit.

Si l'idée vous séduit, nous vous convions à participer, via la réponse sous "commentaire/s à notre "enquête". Merci à vous.

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t si on reparlait de solidarité…

            Oui, reparlons-en ! Le moment nous paraît particulièrement opportun à quelques jours des       vacances.  Une période bénie pour certains, à savoir ceux qui partent au soleil ou ailleurs. Une période redoutée par ceux qui se sentent exclus de ces moments lourds de sens pour eux qui ne peuvent partir. Faut-il encore évoquer les raisons de ce non-départ ? Elles varient, mais toutes sous-entendent souvent difficultés. Difficultés financières. Difficultés de santé. Difficultés familiales. Et aussi, solitude. Solitude imposée par la vie. Solitude subie. Solitude qui, parfois, confine à l’oubli. La solitude n’est pas inéluctable nous direz-vous. Sans doute. Mais elle blesse, démolit, anéantit qui n’a pas ou plus la force d’en sortir. Car il ne faut pas oublier que tous n’ont pas toujours la même capacité de résilience. Or vaincre la solitude lorsqu’elle se fait ennemie, voire ennemie mortelle - il est des moments de fête notamment où le suicide apparaît comme le seul recours -, n’est pas à la portée de tous. Rappelez-vous ces personnes âgées délaissées par leur famille à l’heure des vacances. La canicule s’en était mêlée. Les décès furent nombreux, beaucoup s’en allant vers ce monde qu’on dit meilleur dans l’indifférence la plus totale. A l’époque, l’émotion fut vive. Comment pouvait-on en arriver là ? Comment pouvait-on laisser des personnes se déshydrater ou se désespérer jusqu’à ce que la mort les accueille ?

Si nous acceptons de nous remettre quelque peu en cause, force nous sera de constater que parfois, souvent… nous négligeons certaines personnes. Celles qui signent ces quelques lignes n’échappent pas toujours à cette réalité. Pourquoi ? Pour de multiples raisons qui ne sont pas nécessairement mauvaises ou à ranger dans le cercle des excuses. Toutes et tous, nous sommes souvent débordés, happés par une société qui privilégie le faire et le avoir et laisse le être au fond de ces aspirations intimes que l’on ne parvient à concrétiser qu’à des moments privilégiés.

Où voulons-nous en venir ? Certes pas à culpabiliser qui que ce soit. Simplement à attirer l’attention. A rappeler que SolAm est née d’une volonté de rompre, dans la mesure de ses moyens, la solitude ce celles et de ceux qui la rejoignent. Pour ce, elle propose des rencontres, des excursions, des moments privilégiés… Pour en profiter et en ressentir les effets, il faut bien sûr répondre à ses invitations. C’est au cœur de celles-ci que se nouent des amitiés et que des membres décident alors de se retrouver de temps en temps pour partager un restaurant, un cinéma, une promenade… Quand nous avons vent de cela, nous ne pouvons que nous en réjouir. Mais en cette veille de vacances, nous souhaitons rappeler que SolAm prône aussi la solidarité. Il est tant de manières d’activer et de vivre celle-ci. Et cela ne prend pas trop de temps. Il suffit d’accepter d’être attentif. De tendre la main. Une amie s’en va pour quelques jours ? On peut lui proposer de relaver son courrier. Une autre est hospitalisée ? On peut lui rendre visite, lui proposer d’arroser ses plantes, se prendre soin de son chien ou de son chat le temps de son absence. Une autre encore est souffrante ? On peut lui offrir de faire ses courses le temps de son indisposition. S’il y a déménagement en vue, on peut proposer quelques moments pour un coup de main qui sera certainement accueilli avec joie et reconnaissance… Il est tant de circonstances qui ouvrent la solidarité. Et si on ne peut agir concrètement, on peut toujours décider de passer un coup de fil de temps en temps, d’envoyer un mot… Pour dire à l’autre qu’elle n’est pas seule, abandonnée, rejetée. Pour lui dire qu’elle existe !

Qu’est-ce qui nous fait hésiter ? Nous ne voyons qu’un seul mot ; la peur. Peur d’être trop sollicité, envahi, manipulé, jugé… Mais nous le savons toutes et tous, la peur est la pire ennemie de l’Amour. Alors, mettons à profit cette période de vacances pour nous engager dans la solidarité. Nous avons tout à y gagner.

Bonnes vacances à vous qui nous lisez. Et bonne solidarité. Goûtez-y ! Vous serez conquis/e/s et en redemanderez !

Anne-Marie, Chantal, Elisabeth, Gisèle, Paulette

 

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Parce que les bonnes idées font du bien ! Envoyez-nous les vôtres ! Ou téléphonez-nous ! Que signifie pour vous la solidarité ? Comment la manifestez-vous ? Quels gestes ? Quels actes ? Comment souhaiteriez-vous qu’on la manifeste à votre égard ? Quelles sont/seraient ces petites manifestations d’attention qui vous feraient plaisir et/ou vous rendraient service ? Nous nous engageons à tenir compte de vos réponses, de vos suggestions, pour mieux affirmer encore un des engagements importants de SolAm. Nous publierons vos idées. Nous garantissons bien sûr l’anonymat. Ce qui importe, ce sont les idées et le partage de ces idées. D’ores et déjà, nous vous disons Merci. 

 



20:40 Écrit par Catherine Peyrac dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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