30/09/2010

Nouvelle "Lettre d'Amitié" de SolAm

La nouvelle Lettre d'Amitié de le SolAm vient de paraître. Nous vous en offrons l'éditorial, ainsi que nous en avons désormais l'habitude. Bonne lecture !

Vous arrive-t-il d’observer le quotidien, dans sa  banalité ? A savoir dans ce qui bat autour de vous, Dans ce qui vous entoure ? Pour peu qu’on y soit attentif, que l’on accepte de s’y arrêter quelque peu, nous viennent en tête mille réflexions, toutes plus vives, personnelles ou universelles que les autres. Jusqu’à ce que l’une d’elles s’impose et nous interpelle vraiment.

Tout commence avec un chien…  Les jours d’un mois de juillet particulièrement chaud l’ont amené, de même que beaucoup d’autres d’ailleurs, à se débarrasser de poils superflus et par le fait même, au fil des jours, à se vêtir d’un nouveau manteau, d’une grande douceur… Et voici que sur ce constat, notre pensée se surprend à vagabonder, à s’évader, à se fixer sur une évidence. Et si nous aussi on se débarrassait ? Nous ne nous attarderons pas ici sur ces objets matériels multiples qui, parfois, nous encombrent ou même nous envahissent. Ils ont leur utilité. Ils ont leur charge de souvenirs. Ils peuvent aussi être gage d’une certaine forme de sécurité personnelle. Il vient d’ailleurs un temps où la plupart d’entre nous décident de s’en séparer… Il importe surtout en ce domaine de respecter son propre rythme…

Ce qui nous guide ici, c’est surtout le désir, la volonté, le fait de s’alléger l’âme et le cœur. De se donner la possibilité, la joie, de se libérer de tout ce qui entrave notre réflexion personnelle. Rancœur, rancune, désir de vengeance, culpabilité, rumination, dépendance affective ou autre… Nous vous laissons le soin de compléter la liste. Mais il est un mot qui revient sans doute plus que d’autres. Il a pour nom Peur. Pour peu que nous acceptions de nous regarder sans trop de complaisance ou d’à priori sous forme d’affirmation dont intimement nous savons l’inutilité, du style Moi ? Je n’ai peur de rien… nous savons que cette peur est souvent notre pire ennemie. Peur de ne pas être aimé, peur de ne pas être reconnu ainsi que nous le souhaitons, peur de la solitude et paradoxalement peur de rencontrer les autres, peur d’ s’affirmer : On pourrait me mal juger… Peur de prendre sa responsabilité, ce qui nous fait entrer dans une douloureuse culpabilité qui nous dévore. Peur de ne pas être entendu, compris. Peur de… Il suffit de s’interroger, en toute liberté de pensée, pour se dire que souvent cette peur se dresse sur notre route, sur notre chemin de vie et que ce chemin, elle l’assombrit lourdement, à la manière de nuages noirs qui menacent d’éclater et de nous éclabousser d’une pluie trop forte.

En ce début d’automne, saison que choisit la nature pour se parer de ces couleurs somptueuses que sait si bien sublimer le soleil qui filtre entre les feuilles des arbres, le moment n’est-il pas opportun pour se débarrasser de poids qui nous empêchent de vivre vraiment ? Pour se dire que le temps est venu de se désencombrer le cœur et l’esprit ? Il n’est certes pas question de vouloir tout attaquer de front. Mais, chaque jour, chaque semaine, chaque mois si ce rythme est le nôtre, de se demander : Pourquoi cette situation me fait-elle tellement mal ? Pourquoi ce sentiment de rancœur m’obsède-t-il ? Pourquoi ai-je peur d’aller vers les autres ? Que peut-il m’arriver de désagréable si je décide de faire le premier pas ? Pourquoi ai-je tant de difficulté à exprimer mes doutes, mes inquiétudes, mes attentes… ? Pourquoi m’obstiné-je à rester dans mon marasme alors qu’il suffit d’entrouvrir la porte ? Remettons les pendules à l’heure, dit souvent une de nos amies. A l’heure juste s’entend. Celle qui est nôtre et correspond, profondément, à notre intime nature. Certes, il faut dès lors passer par l’acceptation, par le lâcher prise… Pas toujours évident, nous le concédons volontiers. Mais chaque petit pas est une victoire. Et puis, n’avons-nous pas toute la vie devant nous ? Celle qui nous reste à parcourir et dont nous ne connaissons pas le terme. Peu importe d’ailleurs. Se débarrasser de tout ce qui nous encombre, à petits ou à grands pas, nous ouvre un peu plus à la sérénité, à la joie de vivre et de respirer à plein poumon ce qui nous est donné.

N’aurons-nous pas la chance dès lors, un peu à la manière de ce chien qui nous a inspiré ces quelques lignes, de sentir notre pensée, notre cœur, se faire aussi doux que la soie d’un pelage tout personnel celui-là, que l’on aime à caresser chaque jour un peu plus ?

Isabelle Victor

 

 

10:19 Écrit par Catherine Peyrac dans Actualité, Amitié | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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