04/02/2011

La nouvelle Lettre d'Amitié

La nouvelle Lettre est parue et dans les boîtes aux lettres depuis quelques jours déjà. Comme nous en avons pris l'habitude, nous vous offrons l'éditorial signé par les fondatrices de l'Association. Fondatrices par ailleurs actives dans l'organisation des rencontres bimestrielles et à l'écoute des membres de solAm.

Bonne lecture !

                    As-tu souri aujourd’hui ? Comment réagir à pareille question ? Comment d’abord la reçoit-on ? Sans doute peut-elle sembler incongrue, inutile, fantasque, indiscrète, naïve… C’est selon. Pourtant, si on accepte d’y réfléchir quelque peu, elle est de belle et grande importance. Qu’y a-t-il de plus beau, de plus spontané qu’un sourire ? Qu’y a-t-il de plus révélateur ? Il peut être doux, attendri voire ému, joyeux, éclatant, amusé, invitant, complice, accueillant, furtif, sceptique, ironique, grinçant… En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il traduit tout un état d’être. Il souligne ce qui nous touche. Il ébauche ouvertement le chemin de nos émotions, de nos assentiments, de nos joies, de doutes, de nos rejets, de nos peurs… Y pense-t-on assez ? Sans doute pas puisque sourire fait, naturellement, partie de nous.

                    Et pourtant, nous sommes nombreux – en fait ceci concerne chacun d’entre nous – à avoir capté des réactions désabusées, tristes ou hostiles. Sourire ? Il y a bien longtemps que cela ne m’est plus arrivé. Comment le pourrai-je après le drame qui m’a frappé ! Impossible ! Sourire ? C’est facile pour toi… Tu n’as pas ressenti l’absence, le manque, la douleur… comme moi ! Sourire ? Il n’y a vraiment pas de quoi ! Avec tout ce qu’on entend et voit chaque jour ! Tous ces malheurs ! Tous ces drames qui secouent la planète ! Tout ce qui nous fait nous sentir impuissants, coupables Ces restrictions que l’on nous promet !... Nous vous laissons le soin de compléter, si cela est possible, la liste infinie des bonnes raisons qui font que l’on se refuse à s’ouvrir au sourire. Qu’opposer à ces personnes qui ont décidé de rayer le sourire de leur vie ? Ce qui s’impose immédiatement à nous, c’est une vraie et profonde compassion. Il faut que la souffrance soit immense au point d’en paraître insurmontable pour en arriver au déni et au refus de l’une des plus naturelles et nobles expressions du visage. A l’un des moyens de communication les plus beaux et les plus gratuits qui soient. Il est difficile, en, effet, de résister au sourire d’un enfant. Difficile aussi d’ignorer le sourire accompagnant une main tendue. Difficile encore de ne pas rendre un sourire à qui nous l’adresse. Y être insensible traduit alors une souffrance intime tellement vive qu’elle enferme la personne qui la ressent dans un abîme tel qu’elle ne voit plus aucune solution. Alors… sourire. Impensable ! Et pourtant, il arrive que certaines de ces personnes, un jour, surprises par un sourire inattendu, se dérident… Une porte vient de s’ouvrir. Lentement peut-être. Mais tout alors devient, redevient possible. Les yeux s’illuminent, le regard change. L’horizon s’éclaire…

                   A l’heure où nous écrivons ces lignes il est temps encore de présenter ses vœux. Nous vous souhaitons que les onze mois qui s’ouvrent vous offrent mille et mille occasions de sourire, de sourire au fil des semaines, des jours, des heures à cet inestimable et fabuleux cadeau qu’est la vie.

Anne-Marie, Chantal, Elisabeth, Gisèle, Paulette

 

*Nous ne savons jamais tout le bien qu’un simple sourire peut être capable de faire. (Mère Teresa)

*Savoir sourire : quelle force d’apaisement, force de douceur, de calme, force de rayonnement. (Guy de Larigaudie (écrivain français, 1908-1940)

 

20:41 Écrit par Catherine Peyrac dans Amitié | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.